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Des caméras de surveillance dans l’école de Molières-sur-Cèze sèment la discorde

dimanche 27 février 2011, par LDH-Ales

Midi Libre, Édition du mercredi 23 février 2011

Des caméras de surveillance dans l’école de Molières-sur-Cèze sèment la discorde.

Comme les Furies de Virgile, elles sont trois à avoir troublé la relative tranquillité de Molières-sur-Cèze. Trois caméras installées dans l’école primaire de Gammal, qui sèment une zizanie dépassant les frontières de la commune. D’un côté du ring, le maire Patrick Dumas. De l’autre, les enseignants de l’école et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) d’Alès. Le premier cherche à expliquer son geste : les caméras incriminées ne seraient là que pour empêcher de nouvelles effractions dans le bâtiment, qui sert également de mairie annexe. Le maire joue sur la distinction tenue entre vidéosurveillance et vidéoprotection : « ce sont des caméras destinées à la vidéoprotection. Elles ne se mettent en marche que lorsque l’alarme du bâtiment est déclenchée. Il n’y a donc pas d’écran de surveillance et les enfants ne sont pas filmés. »

Toujours selon l’élu, les images ne sont accessibles qu’après avoir déposé une plainte devant le juge. Enfin, le maire assure avoir prévenu le conseil de l’école et avoir soumis l’installation du système de surveillance à la préfecture, à l’éducation nationale et à la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance.

Des explications que ne convainquent pas vraiment en face. Benjamin Deceuninck de la LDH dit de son côté que l’installation a été faite sans concertation et sans explications, et surtout sans avoir alerté la Commission nationale de l’informatique et des libertés : « lors de l’installation de caméras sur un bâtiment privé comme l’école, la CNIL doit être prévenue. » Or, ce n’est pas le cas pour ce qui est de ces 3 caméras.

Mêmes arguments du côté des enseignants. Yannick Mathieu, le directeur de l’école se dit surpris : « lors du conseil d’école de novembre, le maire a évoqué l’idée d’installer une caméra donnant sur le parking. Mais quand on revient de vacances en janvier, on découvre ces trois caméras, dont une qui est installée sous le préau. » Et histoire d’enfoncer le clou, il balaie d’un revers de la main l’argument de la prévention. « Je suis ici depuis 20 ans, nous avons eu peut-être deux intrusions dans les bâtiments depuis. » Prochain objectif de la LDH : saisir la CNIL pour faire retirer les caméras. Le film de Molières-sur-Cèze risque de s’étaler sur plusieurs épisodes…

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