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Le Vigan : Solidarité avec les gens du voyage

lundi 10 octobre 2011, par LDH-Ales

Solidarité avec les gens du voyage résidant sur la commune du Vigan

Petit Historique.

Les foyers de la famille De Colombi, « gens du voyage » partiellement sédentarisés (certains voyagent encore) sont établis dans le secteur du Vigan depuis la fin des années 5o.

* Fin des années 80, la famille est installée, par le maire de l’époque, sur le terrain de Tessan au Vigan. Ce terrain est équipé d’un seul bloc sanitaire, pour une cinquantaine de personnes et ne comporte pas de douches.

* Dans une lettre datée du 7 juin 1993, Mme Gras, Sous-préfète, préconise de « trouver un nouveau lieu d’implantation pour les gens du voyages ». A cette même période, le « Schéma Départemental du Gard relatif à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage », préconise à son tour la création d’une aire de 10 à 15 places sur la commune du Vigan.

* En 1999, la municipalité les installe sur le site de Miassole. Il s’agit d’une ancienne voie ferrée avec comme seul accès un tunnel non entretenu. A l’autre extrémité, un portail fermé à clef. Celle-ci surplombe la route Ganges-Le Vigan et est entourée d’un côté par un mur d’environ vingt mètres de haut formant accumulateur de chaleur et d’un grillage de deux mètres de haut de l’autre à pic au dessus de l’axe Ganges -Le Vigan . Dès le mois de mai la chaleur est intenable. De plus, la conduite de gaz qui alimente Le Vigan traverse le terrain, enterrée à 50 centimètres sous le sol !! Après trois mois dans ces conditions, devant les problèmes de sécurité et d’accessibilité, la famille De Colombi redescend sur le terrain de Tessan.

* En 2002, l’échec de Miassole est pris en compte par le schéma départemental.

* en 2004, dans le nouveau projet, il est préconisé à la commune de « trouver une solution sous forme de terrain familial pour les familles sédentarisées sur son territoire ». Mais les politiques ne suivront pas.

* En septembre 2010, le maire du Vigan prend un arrêté d’évacuation du terrain de Tessan pour risque d’inondation et en invoquant la loi de 2007 sur la prévention de la délinquance et l’occupation illicite du terrain. Après le dépôt d’un recours gracieux auprès du maire, celui-ci reprend un 2 ème arrêté d’évacuation fixant la date d’application au 31/01/2011. Un collectif de soutien se crée, 1300 signatures sont rapidement collectées et remises au conseil municipal.

* Le 21 janvier 2011, le Collectif soumet une motion au conseil municipal, demandant qu’un terrain et une solution conforme au mode de vie de la famille soient recherchés. La motion est adoptée à l’unanimité. Dans le courant de ce même mois, la Sous-préfète annonce sa volonté de réaliser « un projet pilote avec une haute qualité de traitement social », elle déclare également qu’il n’y aura pas d’évacuation du terrain.

* 30 mars 2011 Une fois les élections cantonales passées, la Sous-préfète organise une réunion avec des représentants de la mairie du Vigan, les services sociaux du département, la DDTM (ex DDE), des représentants de la famille De Colombi et du Collectif. Lors de cette réunion, elle regrette que tous les foyers ne soient pas représentés. Il faut préciser qu’au fil des années, plusieurs foyers ont quitté le camp pour soustraire leurs enfants aux conditions sanitaires indignes. Deux autres foyers, après l’arrêté d’évacuation ont trouvé un logement en HLM. Les services sociaux du département, chargés de faire l’inventaire des besoins, ont intégré dans leur rapport les demandes de ces foyers, qui n’avaient abandonné leur mode de vie en caravane que du fait des mauvaises conditions sanitaires sur le terrain de Tessan.

* le 27 mai 2011, nouvelle réunion en sous-préfecture, la famille De Colombi est venue en nombre, les différents foyers sont représentés, même ceux habitants en HLM. Ce fut pour apprendre qu’ils se trouvaient exclus du projet de « terrain familial », faute de place. Le grand projet pilote, à haute qualité de traitement social, a ce jour-là mis de côté 50% des foyers.

* 30 juin 2011, un terrain et un projet d’aménagement sont présentés. De six places, nous passons à cinq, sur 1500 mètres carrés utilisables, soit une bande d’environs 20m par 120 (le reste est en zone inondable). Et cette fois il apparaît clairement que la demande d’un habitat articulé autour de la (ou les) caravanes, soit : un sanitaire avec douche, une pièce à vivre avec coin cuisine, n’est pas respectée :

Nous nous trouvons face à cinq parcelles avec habitat traditionnel, chambres en étage, caravanes remisées sous abris.

Pourtant au début de toutes ces démarches, le représentant de la DDTM avait présenté aux familles des fiches tirées du « guide de l’habitat adapté pour les gens du voyage », édité par le ministère, recensant différentes expériences de terrains familiaux réalisés en France. La Famille avait choisi une de ces fiches qui présentait une de ces réalisations, gérée par l’OPAC du Rhône, qui avait même permis aux familles de bénéficier des APL. Pourquoi l’administration et les politiques veulent ils leur imposer un habitat traditionnel forcement plus couteux à réaliser ? Pourquoi ne veulent-ils pas respecter leur droit à la différence ?

Le 08/08/2011 des représentants de la famille et du collectif de soutien, rencontrent le Maire du Vigan, car plusieurs courriers de demande de sanitaires provisoires sur le terrain actuel sont restés sans réponses.

* Derniers rebondissements

Il n’y a plus de terrain du tout. En réponse aux demandes de sanitaires, Michel et Anne De Colombi ont reçu une facture d’eau de 2000 euros ( ils n’avaient jamais reçu de facture d’eau ) correspondant à 6 mois de consommation de toutes les familles du terrain , sans relevé préalable ( car il faut savoir que leur unique point d’eau est une borne à incendie flanquée d’un compteur ), sans lettre ayant averti du changement de régime, sans qu’aucun contrat n’ai jamais été établi . L’intégralité du collectif a ressentit cette action comme de la maltraitance.

La région du Vigan ne manque pas d’espace vital. Son Maire actuel est de sensibilité écologique. Ces familles sont historiquement présentes sur Le Vigan. Si le projet de Miassole en 1999 avait été mené dignement, ces familles seraient aujourd’hui tranquilles. Et pourtant, la situation reste bloquée.

Si vous voulez soutenir notre action, vous pouvez

D’une part nous laisser vos coordonnées ; (Adresse mail du collectif : contact@levigansoutientlesroms.com qui est aussi le nom de notre site internet que nous allons mettre à jour)

D’autre part envoyer une lettre à ;
sous-préfecture du Gard
rue des Barris
BP 21019
30123 Le Vigan CEDEX

mairie du Vigan,
1 place Qatrefages de la Roquête
30120 Le Vigan
Adresse mail ; mairie-le-vigan@wanadoo.fr

Et aussi nous faire savoir si vous souhaitez participer au collectif

(Exemple de courrier ; Ayant pris connaissance de la situation des gens du voyage résidant sur la commune du Vigan, (je), (nous) espère qu’une solution d’habitat conforme à leur souhait leur sera proposé rapidement. Conscient qu’un tel projet ne pourra se réaliser du jour au lendemain, (je), (nous), espère que des sanitaires provisoires seront installés sur le terrain où ils résident actuellement afin d’améliorer leurs conditions de vie. Formule de politesse)

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