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bilan de la journée du 14 octobre

lundi 18 octobre 2010, par LDH-Ales

Un jeune blessé par un tir de flashball à Montreuil, d’autres molestés par les CRS à Besançon

Argenteuil (Val d’Oise). La mobilisation lycéenne aurait dégénéré avec les CRS. Selon nos informations, une lycéenne aurait été chargée par les CRS. Elle aurait été transférée à l’hôpital.

Montreuil (Seine-Saint-Denis). Jeudi matin, un lycéen a été blessé au visage, par un tir de flashball. Le jeune a été conduit à l’hôpital. La préfecture de Seine-Saint-Denis a demandé qu’une enquête de la « police des polices » (IGS) soit ouverte. voir le communiqué de la LDH : "la pédagogie du flash ball"

La maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet, a condamné « avec une extrême fermeté » ce qu’elle qualifie de « violences policières contre les lycéens », mais également de « provocation dont on peut penser qu’elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirale de violences et d’affrontements ». Dans la même veine, le NPA a réagi dans un communiqué, dénonçant les forces de l’ordre qui « sont intervenues avec beaucoup de brutalité et de violence contre des lycéens ». Le parti d’Olivier Besancenot condamne « le recours à la violence policière par le gouvernement, violence utilisée pour faire taire et museler les jeunes »

« Vers 8h20 ce matin, il y a eu un blocus devant le lycée. Les CRS sont arrivés, on ne sait pas qui les a appelés. C’était calme mais eux, ils avaient des flashball. Au départ, ils nous observaient puis quelqu’un a commencé à enlever les poubelles et CRS lui a tiré dans la tête. Il est tombé par terre, des amis sont allés l’aider et un CRS leur a demandé de partir. Mais mes camarades ne voulaient pas partir alors les CRS ont tiré partout. rue 89 publie la vidéo, on voit un lycéen prendre une poubelle et recevoir un tir de flashball en plein visage

Alors là, les plus jeunes élèves ont commencé à paniquer, il y avait des collégiens sans doute, on a voulu les faire sortir. Les CRS se sont mis à lancer des bombes lacrymogènes et c’est pour ça que des lycéens ont commencé à protester et à s’énerver. Il y a même une bombe lacrymo qui est tombée dans la cour de l’école primaire Diderot, heureusement, les enfants n’étaient pas dans la cour, mais ça a choqué. Ils ont frappé des élèves. Mon amie Dounia, qui essayait de sortir de la foule, ils l’ont attrapée par la capuche et donné des coups de matraque dans le dos, elle a des bleus. Un copain, qui est vraiment un mec sérieux, a été menotté et conduit au poste, il est sorti à 13 heures. »

informatins tirées du site Anthropologie du présent sur lequel on trouvera une foule d’articles du genre de celui-ci :

La CGT Educ’action rapporte dans un communiqué que les manifestants ont bloqué l’entrée du lycée Pierre de Coubertin « à l’aide de poubelles et barrières ». Puis, « vers 10H00, après accord de l’administration du lycée, les policiers ont brisé par la force cette manifestation en démontant le +barrage de fortune+ des élèves ». « A l’aide de coups de matraques et de pulvérisations de bombe lacrymogène, les policiers ont réussi à expulser les élèves du perron du lycée », poursuit la CGT, qui « condamne fermement la répression policière envers les lycéens » manifestants.

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